DÉPEUPLEMENTS

formats variables,
en cours

« Je n’imaginais rien.
Je n’imaginais rien de la ville. Elle n’existait pas, elle n’était qu’un nom sur un papier. Casablanca. C’était le premier dépeuplement.»

J’ai longtemps envisagé Casablanca comme un lieu relevant du mythologique : un espace purement imaginaire. Ce projet s’intéresse ainsi à la vision de Casablanca (et plus largement du Maroc) et à l’écart qu’elle peut créer avec le réel. Basé sur des éléments autobiographiques sur mon propre rapport à la ville et au pays, le projet finit par se fictionnaliser. Le titre du projet, Dépeuplements, évoque à la fois un évidement (fictif) d’une ville en proie à un changement urbain conséquent et celui à l’œuvre dans les les images : les images se voilent, elles « bégayent », et deviennent insaisissables. Il ne reste plus que leur désir. Et par analogie, la ville, elle aussi, demeure inaccessible.




dépeuplements, 
autoédition tabloïd, 60 pages
édité en 25 exemplaires, numérotés