dépeuplements
Mon père est né et à vécu à Casablanca jusqu’à la fin des années 1960.
De cette histoire personnelle, il ne reste à peine quelques souvenirs et peu d’images.
Je n’imaginais rien de la ville. Elle n’existait pas, elle n’était qu’un nom sur un papier administratif.
Le titre du projet, Dépeuplements, fait à la fois écho à la question de la mémoire dans un contexte post-colonial et au dépleuplement à l’œuvre dans les images : les images se voilent, elles «bégayent», et deviennent insaisissables. Il ne reste plus que leur désir.
Par analogie, la ville, elle aussi, demeure inaccessible : un pur objet de désir.